A Milan, une mode homme qui cherche l'efficacité

Pour sa deuxième collection chez Dirk Bikkembergs, le Britannique Lee Wood a présenté, dimanche à Milan, une garde-robe qui cherche avant tout l'efficacité.

Défilé Dirk Bikkembergs - PixelFormula

« J'ai voulu construire des vêtements avec juste ce qui est nécessaire, sans rien cacher du travail réalisé et pour un homme qui cherche à être efficace sans trop faire le beau », explique à l'AFP le styliste Lee Wood, qui a repris l'an passé les rênes de la marque belge.

Pour atteindre son but, il s'est inspiré du mouvement architectural « brutaliste », en vogue entre les années 1950 et 1970 et caractérisé par des formes géométriques anguleuses et répétées. Le béton brut a souvent été utilisé par ses représentants dont l'un des plus célèbres est Le Corbusier.

« Je voulais appliquer ce principe à la mode de Dirk Bikkenbergs en racontant le vêtement de façon directe, sans fioritures », confie Lee Wood. « J'ai utilisé les matières de façon très directe, comme le maçon qui laisserait le ciment ou le béton apparents », ajoute le designer.

Sa collection homme pour l'été 2018 est basée sur des modules qui se répètent, comme ces poches plaquées sur des blousons denim oversized (grande taille) ou ces empiècements à l'arrière des jeans, façon patchwork. Les ourlets, non finis, sont eux aussi apparents aux bas des pantalons. Le vestiaire est complété par des parkas ou des blazers croisés, à boutonnage asymétrique portés sur des sandales ou des bottes, elles aussi fonctionnelles. Les teintes, crème ou marine, contribuent à donner à l'ensemble une allure très estivale.

Prada tendance comics

L'enseigne Prada avait choisi une bande son très française pour son défilé masculin, avec une compilation des années 1980 : « L'Aventurier » d'Indochine, le « Week-end à Rome » d'Etienne Daho et le « Mannequin » du groupe Taxi Girl.

Quant au décor inspiré des comics américains, il correspond à la passion récente pour la BD de la styliste Miuccia Prada, 68 ans, qui dirige le groupe fondé par son grand-père en 1913. Les singes et les araignées dessinés sur les murs sont l'oeuvre de l'artiste belge Olivier Schrauwen et de l'illustrateur américain James Jean.

Côté vêtements, la griffe décline une série de combinaisons et combishorts pour hommes, confirmant une tendance pour l'été prochain déjà perçue chez plusieurs créateurs. Chemises-polo, T-shirts en maille filet, complets en coton à rayures complètent les silhouettes. Plus audacieux est l'ensemble formé d'un blouson court et d'un short, associés à des chaussettes hautes rayées et des souliers vernis acajou...

MSGM à Venice Beach

Pour le label italien MSGM, qu'il a fondé en 2008, Massimo Giorgetti a dit s'être inspiré du coucher de soleil californien de Venice Beach.

Fidèle à sa fantaisie habituelle, l'ancien DJ propose des looks aux motifs floraux, écossais ou camouflage sur des blousons, bombers et autres parkas. On retrouve, là encore, des poches plaquées et des vêtements de pluie translucides.

T-shirts droits, chemises fluides à manches courtes et pantalons en trompette complètent le vestiaire très streetwear de la marque, qui s'adresse surtout aux jeunes.

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