Kering conservera 15,85 % des actions de Puma pendant au moins six mois

« Avec Artémis, j'entends accompagner Puma à relativement long terme, comme je l'avais fait en restant actionnaire de la Fnac ». François-Henri Pinault a donné quelques éléments de son approche concernant l'avenir de Puma à l'issue de la présentation des résultats de Kering.


Les actions Puma en « cadeau » aux actionnaires de Kering - Photo: Puma

Le groupe français a décidé de devenir un « pure player du luxe » et, après avoir annoncé son projet de désengagement de la marque de sport-lifestyle il y a quelques semaines, a profité de la présentation de ses résultats annuels pour détailler sa méthode.

Ainsi, Kering, qui via une de ses filiales dispose de 86,25 % des actions en circulation de Puma, a décidé de conserver 15,85 % de ces actions et distribuer le solde aux actionnaires. « En complément de la distribution d’un dividende ordinaire annuel de 6,00 euros par action, il sera proposé aux actionnaires de Kering, à l’occasion de l’assemblée générale du 26 avril 2018, de se prononcer sur une distribution exceptionnelle en nature de 10 523 276 actions Puma (sur les 12 891 834 actions Puma détenues par Kering) à concurrence de 1 action Puma pour 12 actions Kering détenues », explique le groupe dans un document de référence. La mise en paiement sera réalisée le 16 mai, selon le cours de Bourse de l'action Puma à la Bourse de Francfort.

Artémis, la holding de la famille Pinault qui possède 40,9 % de Kering, a annoncé qu'elle conserverait 29 % des actions Puma. Le flottant va ainsi passer à 55 % contre 14 % actuellement.

L'objectif est clairement de rassurer quant à l'avenir de la marque et du titre. Et lors de la présentation annuelle des résultats de Kering, Jean-François Palus, directeur général délégué du groupe, a d'ailleurs pris le temps de détailler les forces de Puma. Le dirigeant a d'abord appuyé sur le redressement réalisé ces dernières années par les équipes de Bjorn Gulden. « Cette trajectoire s'est traduite par une forte progression du chiffres d'affaires, de 39 % entre 2013 et 2017 et une multiplication par 3,9 du résultat opérationnel, a-t-il précisé. Ainsi que par une augmentation de deux milliards de la capitalisation boursière sur cette période. »

Jean-François Palus a énuméré les modèles les plus performants de la marque et les égéries stars de la musique ou/et des réseaux sociaux. Le dirigeant s'est attelé à présenter le potentiel de croissance de Puma, qui est « positionnée pour être performante à court et moyen terme ». La marque, qui réalise 80 % de son activité via les ventes en gros, peut donc développer son réseau à l'enseigne et mise sur son nouveau site e-commerce pour développer ce canal de distribution.

La perspective d'une amélioration de la marge opérationnelle de Puma, qui est de 5,9 % en 2017, doit aussi être un argument pour convaincre les actionnaires de Kering de valider le projet du groupe. L'opération de versement d'un dividende de 12,5 euros par action va apporter 162 millions d'euros à Kering. Par ailleurs, le groupe précise aussi que « sur la base du cours de Bourse de clôture de l’action Puma au 29 décembre 2017, la plus-value consolidée s’élèverait à 325,5 millions d’euros avant impôts et à 316,2 millions d’euros après impôts ». Peu ou prou le montant investi par PPR pour s'offrir la marque en 2007.

L'accord stipule que Kering s'engage à conserver pendant six mois ces actions et qu'Artémis les conservera pendant au moins un an. A titre indicatif, Kering était sorti en 2013 de la Fnac. Mais Artémis a cédé ses parts dans Fnac-Darty seulement à l'été 2017.

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