Pimkie : négociations enclenchées autour du plan de départs volontaires

Après avoir revu sa copie pour proposer un plan de départs volontaires au lieu d’une rupture conventionnelle collective, la direction de Pimkie vient d’engager les négociations avec les syndicats. La première des cinq réunions prévues s’est tenue le 23 janvier, avec pour objectif de fixer conjointement les modalités de départ.


Le chiffre d’affaires de Pimkie a baissé de 10 % en 2017, selon la direction - Pimkie

Pour restructurer l’enseigne de mode féminine, la direction a programmé la fermeture de 37 magasins en France et vise la suppression de 208 postes en magasin, au siège et au dépôt logistique.

La question du réel volontariat a été soulevée lors de la réunion, à propos du sort des 166 salariés employés dans les boutiques allant baisser le rideau : 83 d’entre eux, ayant une clause de mobilité dans leur contrat, sont à ce jour dans l’obligation de la respecter et d’aller travailler dans un autre point de vente du pôle féminin des enseignes Mulliez (Pimkie, Grain de Malice ou Rouge Gorge), sous peine de licenciement. Et ils ne peuvent pas être candidats au départ. Les syndicats souhaitent « que la clause de mobilité ne soit pas imposée » et ont de plus demandé à la direction de réfléchir à « une solution qui permet de laisser partir des salariés dont les magasins ne ferment pas », comme le relate la CFDT.

Outre les magasins, concernant les types de postes visés par les suppressions, il a été proposé par les organisations syndicales de passer « de 66 catégories à 44, afin d'augmenter le nombre de personnes dans chaque groupe et de limiter le nombre de licenciements contraints », précise la CFE-CGC. Une autre demande a été formulée : que deux salariés ait la possibilité de permuter leurs postes, afin que l’un d’entre eux puisse recourir au départ volontaire, même si sa typologie de poste n’est pas concernée.

« La réunion a été plutôt ouverte et les échanges bons, mais rien n’est encore acté », exprime Guy Bouquet, de la CFE-CGC. La prochaine réunion de négociation se tiendra le 6 février prochain.

A la demande du CHSCT de l’entreprise, la mise en place d’une cellule psychologique a d’autre part été annoncée par la direction, à destination des salariés qui le souhaitent. Une expertise demandée par les syndicats, concernant les risques psycho-sociaux, va également être menée. 

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