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19 janv. 2019
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Hermès fait évoluer sa silhouette

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19 janv. 2019

C’est le bâtiment moderniste du Mobilier National, édifié en 1936 par Auguste Perret sur les anciens jardins de la Manufacture des Gobelins, qu’Hermès a choisi pour présenter sa collection masculine pour l’automne-hiver 2019-20. Comme l’explique la directrice artistique, Véronique Nichanian, l’idée était de montrer « un sens des valeurs communes et de savoir-faire partagés ».


Hermès, automne-hiver 2019-20 - ph Dominique Muret


Cette dernière a ainsi sélectionné une série de meubles, mélangeant les styles entre notamment du Louis XV et le design avant-gardiste des années 1970 de Pierre Paulin, qu’elle a exposés au centre de l’un des espaces gigantesques, hébergeant habituellement les collections de meubles des grandes résidences de l’Etat, qui a accueilli le défilé samedi soir. De fait, cet écrin architectural en béton armé très viril avec ces différents styles de meubles semblait le décor idéal pour accueillir l’homme Hermès.

Un homme naturellement élégant et subtilement sophistiqué, qui ne connaît pas les fautes de goût. Une apparente simplicité, encore plus soulignée cette saison par une palette à dominante sombre (marine, bleu nuit, anthracite, noir) et des coupes très linéaires, derrière laquelle se cache l’essence du luxe Hermès avec de superbes matières précieuses faisant la part belle aux peaux.

Des pantalons en veau patiné dans différents coloris aux surchemises à larges rayures en agneau gomme, en passant par les blousons à bord-côtes dans la même peau ultra-souple ou certains trenchs en toile gomme effet ciré, les pièces sont aussi simples que précieuses et désirables. A l’image de cette canadienne en cerf, dotée d’un grand col amovible en peau lainée (rouge ou bleu sombre au choix) ou de ces blousons bombardier noirs dans des peaux de mouton retournées.


Le décor particulier qui a accueilli le défilé - ph Dominique Muret


Elancé dans ses boots noirs avec ses blousons en cuir ou ses costumes nonchalamment enfilés sur un pull, l’homme imaginé par Véronique Nichanian pour l’hiver prochain acquiert une nouvelle assurance. Les lignes sont comme plus ondulantes, les pantalons plus larges tandis que les vestes se sont allongées.

« C’est une nouvelle silhouette un peu mois street, simple, mais plus sophistiquée et élégante. La collection ne vise pas une tranche d’âge ou une corpulence particulière. C’est juste une question d’attitude. Pour moi, ce qui est important, c’est la sensibilité qu’exprime l’homme », glisse la designer.

La collection sobre s’éclaire ici et là par des flashs de couleurs (safran, parme, turquoise, rouge) et surtout par des brillances qui apparaissaient subrepticement dans le bord d’un poignet ou le revers d’un col de blouson, ou encore dans la doublure d’une doudoune argentée.

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