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Les ex-DMC réclament à Louis Petiet l'argent promis

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AFP
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7 mars 2010

MULHOUSE (Haut-Rhin), 5 mars 2010 (AFP) - L'intersyndicale de la SAIC-Velcorex demande à Louis Petiet, patron de cette ancienne filiale de DMC, d'honorer ses promesses d'apport de fonds pour éviter la fermeture fin mars de l'entreprise textile de 133 salariés à Saint-Amarin (Haut-Rhin), a-t-on appris vendredi auprès de ses représentants.

"Nous constatons que vos promesses d'apports financiers pour garantir les besoins de la trésorerie n'ont pas été honorées", écrivent les trois syndicats CFTC, CFDT et CFE-CGC de l'entreprise, dans une lettre ouverte datée du 4 mars transmise vendredi à l'AFP.

"Vos tergiversations mettent en danger la société dont vous assurez la responsabilité", assurent-ils.

Placée en redressement judiciaire fin janvier pour deux mois, SAIC-Velcorex aurait besoin de 6 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2010 pour survivre, a indiqué à l'AFP Joseph Grunenwald, délégué CFTC.

Interrogé par l'AFP à la veille du redressement judiciaire, Louis Petiet avait annoncé le versement dans les semaines suivantes d'un apport de trésorerie d'1 million d'euros pour permettre la poursuite de l'activité. Cette somme n'a pas été versée, selon M. Grunenwald.

"Vos collaborateurs s'interrogent sur la volonté de BKC + Bernard Krief Consulting, le groupe de Louis Petiet + de proposer un plan de continuation et sur sa capacité à le financer", poursuit le courrier des syndicats à leur PDG.

Le personnel "ne croit plus aux promesses de M. Petiet", a commenté M. Grunenwald en référence à son retrait forcé du dossier Heuliez. Les salariés s'attendent à la liquidation le 31 mars, date de l'audience au tribunal de grande instance de Mulhouse, a-t-il ajouté.

Selon les syndicats, l'absence d'argent frais pénalise d'autant plus le fabricant textile qu'il l'empêche d'acheter les approvisionnements dont il aurait besoin pour honorer ses commandes, nombreuses jusqu'à récemment. "Agir ainsi, c'est faire fuir les clients", a souligné M. Grunenwald.

BKC avait repris la SAIC-Velcorex à l'été 2008 au groupe DMC en dépôt de bilan, quelques mois avant l'autre filiale DMC SA (fil à broder) qui n'est pas en redressement pour sa part.

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