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29 nov. 2021
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Seconde-main: la nouvelle tendance "rent-a-rack"

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29 nov. 2021

Dans le quartier ultra branché d’Atwater à Los Angeles, entre les magasins spécialistes de jus et smoothies, une enseigne dédiée aux cristaux, quelques salles de yoga, un spécialiste de la bonne vieille K7 et une épicerie spécialiste du beurre d’amandes au matcha sans huile ni sel, s’ouvrait il y a quelques jours Redress, un nouveau concept de magasin de seconde-main.


Redress, le nouveau concept de "rent-a-rack" fait ses débuts aux Etats-Unis


Sur le parquet, une vingtaine de portants couleur anthracite proposent des pièces de seconde main, pour la majorité féminine, quelques cabines d’essayage et un mantra affiché en lettres noires: "Life is too short to wear boring clothes". (comprenez: "la vie est trop courte pour porter des vêtements ennuyants") Un magasin de seconde-main dans son plus simple appareil, mais dont l’originalité tient à son fonctionnement: le rent-a-rack, ou la location du portant à la semaine destinée aux particuliers. 
 
Avec un portant proposé à 99 dollars la semaine, le magasin Redress invite chaque client à vendre 50 pièces de son choix (en bon état et repassées): la maison se réservant en plus 15% de commission sur chaque pièce vendue. "Une bonne façon de recycler les pièces de son placard, et de redonner vie à un vêtement", explique Kati Kanerva, productrice et fondatrice du show télé 'Au pairs' et à l’origine du concept Redress.


Redress, dans le quartier d'Atwater à Los Angeles


En pratique, le système invite à réserver en ligne la semaine à partir de laquelle l’on souhaite proposer ses pièces à la vente, chaque client étant libre de fixer ses propres prix, de partager le portant avec un ami, d’apporter en boutique sa sélection, de partager son annonce sur les réseaux sociaux et de suivre le déroulé des ventes en ligne. Lorsqu’une pièce est vendue, chaque client peut alors ajouter un nouvel article, et à la fin de la semaine de location, récupérer les sommes des pièces vendues.

"Un système qui s’avère aujourd’hui rentable pour la majorité des vendeurs, précise Kati Kanerva. Les meilleurs d’entre eux ont pu réaliser chez nous plus de 1.800 euros de chiffre d’affaires en moins de deux semaines, et la moyenne après 9 jours est d’environ 480 euros. Si vous avez de bons articles et que vous les proposez à un juste prix, ça marche. Le quartier d’Atwater où nous nous trouvons est un quartier de passage, un marché se tient tous les dimanches à proximité, et si l'on ajoute les relais sur les réseaux sociaux, cela permet un trafic régulier en boutique".
 

Redress, première adresse "rent-a-rack" aux Etats-Unis


Inspirée par son pays d’origine, la Finlande, où des concepts de "rent-a-rack" existent depuis une dizaine d’années – le cas notamment de l’enseigne Relove présente à Helsinki au department store Stockmann et dans deux autres quartiers -, Kati Kanerva est la première à exporter le modèle aux États-Unis. "J’ai grandi avec ce modèle du rent-a-rack qui existe dans plusieurs pays d’Europe du Nord, en Finlande mais aussi aux Pays-Bas, au Danemark, en Suisse, en Islande, en Norvège ou en Estonie. Et le mouvement séduit partout, désormais aussi en Australie, à Sydney (avec l’enseigne Venla, également fondée par deux finlandais, qui tient déjà deux boutiques, et le concept Rentthatrack à Southport, ndlr). Nous prévoyons d’ailleurs d’autres ouvertures aux États-Unis".
 
Une sélection d’objets maison – bougies et plantes – est également proposée, Redress planche sur une sélection de pièces luxe, une offre en parallèle du concept "rent-a-rack", sans location de portant, où l’enseigne prévoit de réaliser une commission de 50% sur chaque pièce vendue. 
 

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