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11 févr. 2010
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Saic Velcorex-Concord: "Pas question de baisser le rideau"

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11 févr. 2010

Placée en redressement judiciaire pour deux mois, la Saic Velcorex Concord (ex-branche de DMC) entend présenter son plan de continuation avant la fin mars.

"Il y a trois sortes de partenaires aujourd’hui: la minorité qui ne "peuvent pas prendre le risque" ; d’autres qui nous laissent un sursis ; et la majorité qui nous disent "on a besoin de vous" " confie à FashionMag.com Claude de Pau, vice-président de BKC et président délégué de Saic Velcorex-Concord. "Pour moi, c’est parce que nous avons des produits d’une originalité certaine".

La filiale du Bernard Krief Consulting (BKC) basée à Saint-Amarin dans le Haut-Rhin a vu sa comptabilité jugée suspecte par les commissaires au compte. Le Tribunal de Grande Instance de Mulhouse réclame aujourd’hui un apport de 7 millions d’euros. Le PDG de BKC Louis Petiet annonçait à l’audience qu’un premier apport de 1,7 million d’euros a été opéré en novembre dernier, suivi par quelque 400 000 euros apportés à la veille de l’audience, et encore 1,3 million d’euros au 15 févier 2010.

Problème: l’entreprise compterait selon la presse locale sur 1,5 million d’euros que devrait lui rapporter la vente d’une partie des locaux actuels à la communauté de commune de Saint-Amarin. Un transaction qui n'a pas encore eu lieu.

"A l’heure actuelle, nous chauffons des locaux vides" confie Jean Maushart, directeur général adjoint de l’entreprise. "Cela coûte 200 000 euros de chauffage par mois, alors que dans le plan de 2008 nous voulions déjà ne chauffer que le bâtiment principal. Mais la décision n’a pu être validée". "Dans cette situation", regrette pour sa part Claude de Pau, "c’est frustrant d‘avoir un carnet de commande plein, des produits qui nous valent des éloges, et de nouveaux clients qui viennent nous trouver. Il est hors de question de dire "On baisse le rideau"."

Née en 1828, la société est l’un des derniers cotonniers européens, et l’un des leaders français du domaine. Mis à rude épreuve depuis 2008, entre suppressions de postes et chômage partiel, les 135 salariés attendent la fin de la procédure de redressement, fixée au 31 mars prochain. Et si l’équilibre budgétaire est décrit comme "ric-rac" pour 2010, Louis Petiet annonce pour 2011 la fin des problèmes de l’entreprise.

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